3/03/2007
de là tenter soi d’un peu dire
« Vous avez dû éprouver un étrange écoeurement, quand, toutes vos affaires une fois rangées, vous vous êtes vue seule dans un gîte inconnu, avec la grande ville tout autour de vous. »
Flaubert, Correspondance, p451.
"La rue conduit celui qui flâne vers un temps révolu. Pour lui, chaque rue est en pente, et mène, sinon vers les Mères, du moins dans un passé qui peut être d’autant plus envoûtant qu’il n’est pas son propre passé, son passé privé. Pourtant, ce passé demeure toujours le temps d’une enfance. "
Walter Benjamin (s. d.), « Le flâneur », Paris Capitale du XIXe siècle
Ainsi l'amoureux de la vie universelle entre dans la foule comme dans un immense réservoir d'électricité. On peut aussi le comparer, lui, à un miroir aussi immense que cette foule ; à un kaléidoscope doué de conscience, qui, à chacun de ses mouvements, représente la vie multiple et la grâce mouvante de tous les éléments de la vie. C'est un moi insatiable du non-moi, qui, à chaque instant, le rend et l'exprime en images plus vivantes que la vie elle-même, toujours instable et fugitive.
Le peintre de la vie moderne