N’en savoir rien, n’en rien connaître
N’en savoir rien, n’en rien connaître, sinon ce contact sur la cuisse, oblong et plat quand les clés du trousseau, le fon de la poche d’un pantalon, main qu’on pose au tissu ces volumes qui rassurent, aspérités bienveillantes : de quoi conduire, ouvrir une porte, billets glissés monnaie qui tinte, glisser la main tendre la jambe sous la table du bistrot, l’épaule en arrière tendre la main et malgré l’épaisseur du jean, coton rigide regard perdu là-bas sans trop savoir sur quoi se pose, piétons au passage, voitures en files, ces quelques péniches amarrées l’au-delà du quai ces pavés, les lignes d’immeubles perdus au ciel, d’une pression des doigts à plat extraire ces billets pliés les détacher, un oeil sur le plateau rond du serveur, sa main à plat son gilet blanc sa chemise blanche, déjà prêt à trier la monnaie qui l’attend, sacoche noire sur le ventre, espérer que personne ne revienne à cette table, inquisiteur supposant qu’ici même, il y a peu, dix minutes peut-être, cette clé USB noire, importante parce que… payer, vite boire cette bière et s’en aller, partir d’ici rejoindre la voiture sur le quai, de ponts en ronds points rejoindre l’autoroute, conduire seul retrouver la maison vide, fenêtre ouverte rouler non loin du fleuve
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