23/10/07
Silhouette maigre, les épaules raides, son même pull la veste en jean, sale au dos désormais d’avoir dormi dehors, lui voilà trois mois, cette fille blonde son sac de sport à la main, sous effet si lointaine abandonnée au produit, et lui immobile tirant sur les manches de son pull sous le soleil de septembre, les flics papiers en mains leur radio dans le silence du lotissement, passer à l’heure d’une bascule parce qu’un coup de fil ou quoi, repasser depuis, trajet travail, leurs affaires sur le bout de pelouse, à la pluie les cartons quelques sacs poubelles, lieux vidés que d’autres s’y logent, et lui hier soir errant en cercles vains main tendue devant lui et son regard qui s’y penche, cinq euros un billet chiffonné et ce paquet bleu dragées chewing gum, descente entamée que chacun s’écarte à la caisse le laisse passer, silencieux et ailleurs, son regard qui ne se pose plus
non pas septembre mais le soleil d’avril
bras raides le long du corps les mains dans ses manches un pull gris secoué de frissons regarde ailleurs cheveux longs barbe grise teint pâle les yeux fixes ne veut les voir ne peut les deux flics et leur voiture gyrophare et cette fille blonde dans l’entrée ses sacs plastiques aux pieds son blouson de skaï rouge ses bottines les bras ballants l’œil aux deux flics appellent le poste tout ce soleil sur le pare-brise (15/04/07)
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