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4/10/2007

Ultime silence balisé Un si bel été Usine, sirène, bric-à-brac Une si belle journée Un sortilège bancal Un seul baiser Ulcère Uléma Satisfaction Salissure Bribes Bordures Broderies

Ultime silence balisé

Ne l’avoir pourtant point convoqué, mais bien devoir l’admettre, lui et nul autre, immiscé sans prévenir, désormais récurrent, figure familière d’un avant peu, visage du suspens sa mort prochaine, visage qui fait signe lèvres qui parlent, plongé au bourdon d’avant sommeil, bousculade du verbe élastique, corps tendu d’un sommeil qui s’éloigne, soi gisant s’obstiner pour qu’enfin l’abandon, mais lui, ses lèvres muettes pour tant d’années, deux plis d’où s’arrachent les formules qui font mal, plis béants d’où l’on attend sans que rien, non décidément rien, pas même le dire des mots qu’on ne sait trop, rien, et là se promettre que bientôt, au face à face enfin possible, chacun derrière sa ligne, soi au sommeil et lui à la mort, se parler, enfin discuter que les mots l’un à l’autre, et savoir qu’au réveil traces lointaines qu’on enfouit, laisser au flux ne rien fixer, chaque nuit se retrouver et l’un à l’autre

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