« Une sale blessure | Accueil | 15/10/2007 »

Un seuil bascule

L’avoir toujours su là, présence offerte, au détour d’un couloir, l’encadrement d’une porte, jusque dans les jeux de l’enfant, pieds posés d’un carreau l’autre, labyrinthes qu’on s’invente, géométries rêvées, seuil bascule où l’on va où, n’en rien savoir et pourtant, cette certitude, non d’une chute, un passage, un entre soi où le dehors n’est rien, ce seuil bascule s’impose l’image d’un ventre, là peut-être qu’il se crée, s’y offre, dans le tempo d’un souffle ralenti, dernière retenue avant que là, non la pirouette et encore moins le saut, ce mouvement vers l’avant qui vous enroule entraîné, spirale peut-être, mais rien n’est moins sûr, ce seuil bascule où la pesée des corps et des consciences, quel espace intérieur, y rejoindre quoi, y croiser quels fantômes, cet aller vers qu’on ne peut saisir,

des deux pieds en appui, immobile, l’ignorer ce seuil bascule, crainte enfantine une main au mur le plâtre froid, le seuil bascule est lieu vertige

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