ce qu’un enfant de sept ans sait parfaitement
J’ai toujours été étonné de la méprise qui fait du roman, pour tant d’écrivains, un instrument de connaissance, de dévoilement ou d’élucidation (même Proust pensait que sa gloire allait se jouer sur la découverte de quelques grandes lois psychologiques). Le roman est addendum à la création, addendum qui ne l’éclaire ni ne la dévoile en rien : ce qu’un enfant de sept ans sait parfaitement dès qu’il a mis le nez dans son premier vrai livre (il aura tout le temps de ses études pour tenter de l’oublier laborieusement). Que le roman soit création parasitaire, qu’il naisse et se nourrisse exclusivement du vivant ne change rien à l’autonomie de sa chimie spécifique, ni à son efficacité : les orchidées sont des épiphytes. J. Gracq, en lisant en écrivant
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