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ghost host

il en fallait des mots ce poids sinon silence trop lourd à en palper l’indéfini lappe lappe lèche et sèche de la salive encore délivre les tes impressions le cercle diffus dans lequel tu tournes tu danses tes mains tendues colin-maillard qu’en sais-tu du monde sinon que concentrique mais aussi puits quand au dedans lippe aux lèvres encore un peu ils sont nombreux les invités les gueux fantômes en terre de brume

bien sûr il y avait les chansons rimes prêtes et langue d’ailleurs

coz’ I’m a lover not a fighter

et dire non un peu plus clore le monde parce qu’au ventre le cri rauque bafouillis rage que dans la gorge se résolve toute impuissance ce cri souffle tendu qu’on aide des poings s’y ancrer l’expulser et ce goût du pantelant plutôt que bouche sèche sinon la paix une tension moindre

mais aujourd’hui à buter sur les mots quand autour ce bruissement glauque non le silence d’avant l’orage longtemps déjà que le temps n’écoute plus mais ce glissement de terrain que l’on devine ce sifflement des coups sous les mots sûrs mots assénés mots des masques des certitudes nous avions cru les oublier mais ces traces de glaise à nos bottes ce noir sous les ongles qui nous faisait sourire

stand up get up stand up for your rights

trop peureux ils le savent incapables du moindre coup poings mimétiques mollement levés jamais brandis aller coller nos lèvres à celles si froides sous la glaise peuple muet des rêves et des dérives cohorte mémoire souffle glacé silencieux s’avancer qu’acier nos mots de la bouche d’ombres

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