chantier ouvert au public (suite n°2)
toujours un peu plus dire non, clore le monde parce qu’au ventre le cri rauque bafouillis rage, espérer que dans la gorge se résolve toute impuissance, aller puiser dans ce cri, souffle tendu qu’on aide des poings, s’y ancrer l’expulser, et préférer ce goût du pantelant à la bouche sèche, sinon la paix une tension moindre
mais aujourd’hui, à encore buter sur les mots quand autour ce bruissement glauque, non le silence d’avant l’orage, longtemps déjà que le temps n’écoute plus
Une caractéristique des époques démocratiques est l’implacable avance de l’individualisme.
mais ce glissement de terrain que l’on devine, ce sifflement des coups sous les mots surs mots assénés mots certitudes
Aujourd’hui, les jeunes libérés de leurs inhibitions, prennent plaisir à causer des dégâts inutiles.
avoir cru les oublier, mais ces traces de glaise à nos bottes ce noir sous les ongles qui nous faisait sourire
manifestations de type révolutionnaire obsolète
trop peureux ils le savent, incapables du moindre coup, poings mimétiques mollement levés jamais brandis
L’avenir se prépare aujourd’hui et dès demain il faudra parler du futur.
get up
stand up
stand up for your rights
La popularité des substituts que sont ces condensés de littérature
don’t give up the pride
et le fait que les enseignants soient désormais incapables de lutter contre
don’t give up the pride
montrent bien que le « capitalisme sauvage » sait mieux réagir que notre intelligentsia humaniste
don’t give up the pride
que le « capitalisme sauvage » sait mieux réagir que notre intelligentsia humaniste
don’t give up the pride
mots évidés mots jongleries, mots pour faire comme mômeries passées, mots silencieux mots laminés mots méfiance mots brisés désamorcés mots au rebut mots délaissés
don’t give up the pride
don’t give up the pride
tête lourde bouche vide, coller nos lèvres aux leurs si froides sous la glaise, peuple muet des rêves et des dérives, cohorte mémoire, souffle glacé, lentement s’avancer et qu’acier nos mots de la bouche d’ombres
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