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tout cela à la fois

Pour le reste, le livre est composé sur plusieurs plans, des accès étant aménagés, je l’espère, pour quasiment toutes les catégories de lecteurs, car ma méthode est, je le dis en toute humilité, à l’inverse de celle de M. Joyce, c’est-à-dire méthode de simplification, dans la mesure du possible, d’éléments à l’origine plus déroutants, plus complexes et ésotériques dans leur manifestation, au lieu de l’inverse. Le roman peut donc se lire très simplement comme une histoire qu’on saute à volonté. Il peut se lire comme une histoire d’autant plus riche qu’on en sautera aucun passage. Il peut être envisagé comme une espèce de symphonie ou bien une sorte d’opéra, voire d’opéra-comique. C’est de la musique hot, un poème, une chanson, une tragédie, une comédie, une farce, tout cela à la fois. C’est un livre superficiel, profond, passionnant, rasant, selon les goûts. C’est une prophétie, un tract politique, un cryptogramme, un film grotesque, un graffiti. On peut même le considérer comme un mécanisme : d’ailleurs efficace, croyez-moi, j’en sais quelque chose. Et si vous commencez à vous demandez si je ne chercherais pas à en faire autre chose qu’un roman, autant que je vous dise tout de suite que je l’ai conçu comme roman, un roman d’ailleurs profondément sérieux, en dépit des apparences que je donne.

Malcolm Lowry, lettre à Jonathan Cape, éditeur, à propos de Sous le volcan

mots présents

seul avec ces mots présents, mots de toujours, évidence croire qu’ils nous disent, parce que l’entassement leurs connexions, répètent enflent tant, un piège où s’engluer du passé, nulle force, un ressassement stérile parce qu’inarticulé, certain que réduit au silence, réduit à si peu hors du cri

parce que crier hors de propos, elle qui se lève, n’avoir rien de plus à dire, et pourtant !

mots de gorge mots du dedans, mots qu’on écrit mots dérobade, mots attendus mots désirés, faire siens ces mots attendus, les offrir à son désir y formuler le sien, par les mots, oui, dire que ça fait mal et que ne plus savoir, et qu’elle, elle

mots sur le fil vider son sac d’un souffle s’y livrer, et croire que délivrance (toujours là mots amers mots dureté mots murés mots cassure mots pour mordre ou grogner sourd)

mots rentrés, cette source vive d’énergie noire (tarir est taire ?)

canaliser des carnets à l’écran, sans la moindre trace d’un tremblement, vouloir le croire

oh when I was a young boy

at the age of five

mama said I’m gonna be

the greatest man alive

mots futurs

mots futurs, bouche grosse en débords, mots qu’on clame mots plusieurs, vacarme désir, à peine si rêve admis

seul avec les siens, ses propres mots propos intimes, mots portés mots qui reclus mots qui récusent, mots blessés, mots d’avant, mots du recul, mots des boucles en écho sourd, folie prison égrener les mots durs chapelet des peurs, mots stigmates, mots renoncements

lui avoir dit (s’en délivrer) que bien du mal avec les mots qui passent en gorge, le regard mort sous trop de silence, yeux qu’on baisse envie de pleurer, là sans doute qu’elle était faille fêlure

chantier ouvert au public (suite n°2)

toujours un peu plus dire non, clore le monde parce qu’au ventre le cri rauque bafouillis rage, espérer que dans la gorge se résolve toute impuissance, aller puiser dans ce cri, souffle tendu qu’on aide des poings, s’y ancrer l’expulser, et préférer ce goût du pantelant à la bouche sèche, sinon la paix une tension moindre

mais aujourd’hui, à encore buter sur les mots quand autour ce bruissement glauque, non le silence d’avant l’orage, longtemps déjà que le temps n’écoute plus

Une caractéristique des époques démocratiques est l’implacable avance de l’individualisme.

mais ce glissement de terrain que l’on devine, ce sifflement des coups sous les mots surs mots assénés mots certitudes

Aujourd’hui, les jeunes libérés de leurs inhibitions, prennent plaisir à causer des dégâts inutiles.

avoir cru les oublier, mais ces traces de glaise à nos bottes ce noir sous les ongles qui nous faisait sourire

manifestations de type révolutionnaire obsolète

trop peureux ils le savent, incapables du moindre coup, poings mimétiques mollement levés jamais brandis

L’avenir se prépare aujourd’hui et dès demain il faudra parler du futur.

get up

stand up

stand up for your rights

La popularité des substituts que sont ces condensés de littérature

don’t give up the pride

et le fait que les enseignants soient désormais incapables de lutter contre

don’t give up the pride

montrent bien que le « capitalisme sauvage » sait mieux réagir que notre intelligentsia humaniste

don’t give up the pride

que le « capitalisme sauvage » sait mieux réagir que notre intelligentsia humaniste

don’t give up the pride

mots évidés mots jongleries, mots pour faire comme mômeries passées, mots silencieux mots laminés mots méfiance mots brisés désamorcés mots au rebut mots délaissés

don’t give up the pride

don’t give up the pride

tête lourde bouche vide, coller nos lèvres aux leurs si froides sous la glaise, peuple muet des rêves et des dérives, cohorte mémoire, souffle glacé, lentement s’avancer et qu’acier nos mots de la bouche d’ombres

littérature de proximité

table chaise et portant basses aux enceintes qui saturent piles de bouquins sur le blanc nappe papier les mômes qui tournent à vélo peupliers dans le vent tous en survêt d’après le tournoi de foot fête du quartier tournoi pétanque oui l’avoir écrit soi lui aussi pour ses petits enfants l’histoire là dans sa tête le titre aussi sa vie quoi en un peu arrangé la nuit que les idées lui viennent trois heures du matin qu’il va m’en prendre un et ça parle de quoi ont oublié parfois le transformateur elle bien heureuse de ne plus enseigner discours dérape qu’Astérix et Obélix tout de même ne pas connaître qu’ici en France il mettra l’argent dans la boîte aux lettres lundi a déménagé un quartier là-bas et qu’à coups de fusil souvent tandis qu’ici pas dormi le premier mois trop de silence le deuxième réveillé par les oiseaux elle reviendra lui laisser l’adresse pour qu’après qu’elle ait touché sa paye elle ne connaît pas la maison d’édition que c’est peut-être de l’auto-édition puisqu’intitulée du barbu et que pas rasé d’une bonne semaine le gugusse à dédicaces son mari écrit pour la jeunesse ne pas lui avoir causé de son fils au lycée quelques années et qu’un roman couverture jaune pas bon pour les mondanités à peine entr’ouvert le bouquin ne les sortira pas ses quinze euros combien répètent pas aimer lire mais si d’ici et d’aujourd’hui peut-être non tout ça ne rapporte rien que footballeur dans l’équipe d’Arsenal oui c’est écrit assez gros et que même elle qui voit si mal oui l’apéro samedi en rentrant de l’école avec les gosses 

chantier ouvert au public (suite n°1)

majeur tendu lèvres serrées, à coups de lattes aux portes closes le poing aux murs, que monte le cri, force l’obstacle, trop plein du souffle que ça sorte, l’hurler crier, quoi qu’importe, rage haine ou la mort, volonté nouée qu’elle explose, descente si lourde fatigue s’y reconnaître et s’y sentir, destroy ergo sum, titubant se dénuder de la guitare, sangle décroche et pose contre l’ampli, bafouiller au micro, pas plus, le larsen ta voix, s’y reconnaître s’y décharger, l’illusion d’un peu de force, asséner, non tes mots seulement discours, provocations vaines, non ta vie mais ce que tu crois qu’en ont fait les autres, cette faille que tu brandis, cette fêlure grognée rauque, cet incertain que tu ne pouvais dire faiblesse, cet inavouable que tu nommes à peine, cet hors la langue et tout en soi, ce passé noué, porté mais tu, cette tapisserie sans perspectives, ces séquences alignées où vaguement te reconnaître, souviens-toi, les mains tremblantes et tous ces fils en vrac

on a les héritages qu’on peut, les racines qu’on s’invente : disque vynil le bouton du volume et s’immiscer dans la façade de briques, in my time of dying, assis à la table un verre à portée de main ; ce qu’on y cherche ? open tuning et slide cette résonance, l’écho d’une voix qui meurt, ce que sensuel qu’une gorge râcle quand court le souffle, boire encore, méandres des ruptures rythme chaos riff obstiné, s’avancer au silence, rien d’autre qu’un cheminement pour en soi trouver quelques mots, de ceux qui ne suffisent pas, certitude qui s’impose, neuf minutes et quelques pour se résoudre à l’abandon prochain de ce que l’on sait qu’il faut tailler à vif, refus stérile et passé clos

il en fallait des mots : ce poids sinon, silence trop lourd à en palper l’indéfini ; alors lappe lappe lèche et sèche de la salive encore ! délivre les tes impressions, le cercle diffus dans lequel tu tournes tu danses, tes mains tendues colin-maillard ! qu’en sais-tu du monde sinon que concentrique ? mais aussi puits quand au dedans surgis, lippe aux lèvres encore un peu : ils sont nombreux les invités, les gueux fantômes en terre de brume

mots bouche mots souche mots de peu, avec les leurs que la musique intime, que l’accordage de l’entre-joues, avec eux que l’autre langue et ses déliés quand au palais cette pâte, mots terre mots des morts d’un monde ancien affleurant à peine, déjà si faible ; pas même de quoi en être las, mais le confondre avec sa propre gangue : s’en extraire ne pouvait suffire à être libre, ni le tournis derviche

psycho killer

southbound train

guns of Brixton

voodoo chile baby

see you in the next world and don’t be late

il fallait taire leurs mots, les trahir pour surtout ne pas mourir : la vie était ailleurs, sans clinquant ni fioriture, un autre rude, très loin, puisqu’ici on repose

s’y défaire et d’un souffle poser la charge

sun’s gonna shine in my backyard someday

chantier ouvert au public (agrégats de matériaux)

des mots qu’on use, des mots qu’on se refuse, des mots qu’on écrit, des mots qu’on dit, des mots dont on s’étonne, des mots qu’on ignorait, et tous ceux dont on ne saura jamais rien, des mots dont on s’entoure, des mots qu’on nous impose, des mots qu’on nous balance, des mots à trop ne savoir qu’en faire, des mots qui clignotent, lettres digitales qui défilent aux enseignes, mots qui flashent jusque dans la nuit quand plus personne ne passe, des mots qu’on se répète pour encore croire au courage, des mots qui surgissent, mots des trappes intérieures, mots enfouis ou volatiles, mots qui macèrent ou que l’on crache, des mots qu’on lit, des mots qu’on braille, des mots qu’on pleure ou qu’on assène, mots qu’on récite pour faire silence, mots qu’on martèle, mots qu’on étame, mots dérobés, mots à couvert, mots en bouche que l’on voudrait pâte, mots d’excuse ou mots tournis que l’on répète en boucles, mots d’avant, mots d’ailleurs, mots qui mordillent et mots qui portent, mots valises où l’on s’évase, mots matière où caresser un peu du monde, mots transparence où tant d’autres mots s’amènent, mots dont on s’abstient, mots qui se refusent, mots qui se perdent en route, mots des vies alentour, mots qui vous appellent, mots que l’on déchiffre, mots que l’on déchire, mots qui vous rappellent, ces mots que l’on met bout à bout, ces mots au bout de la langue, ces mots au creux du ventre, mots qui tournoient ou qui traînent dans un coin du cerveau, mots silencieux, mots qui bégaient, mots regrettés, mots ravalés, mots repoussoirs, mots des curés, mots gominés, des mots qu’on chante, mots des langues apprises, mots des langues inconnues, mots qui nous font, nous défont, mots qui résument, mots épitaphes, mots dans la pierre ou bien au chaud, mots qui s’envolent ou mots qui crissent, mots des phrases mortes et des histoires, mots bredouillés et mots déjoués, ces mots défi, ces mots obscurs, ces mots premiers, ces mots couleurs, ces bons mots, ces mots d’enfant et des dernières paroles, ces mots enfouis sous un dernier soupir

mot à mot tenir le pas gagné, jusque dans les jours blêmes aller puiser la force, admettre ce qu’ils possèdent de rage contrainte, les mots ravalés, ne le sont pas pour long temps, simples bulles ou parenthèses, apprendre le fil des jours, celui des phrases, ne rien dire ne rien faire et contempler débusquer chercher l’angle, dans l’hier et l’alentour se parcourir, trop de gueuserie amassée pour se croire centre, enfant périphéries aux champs mités d’usines, nationales grosses de rond points : menton sur le poing, fenêtre chambre, des zébras les bulldozers fanions plastique et voitures d’occasion, leurs carcasses en lignes entrecroisées, longues files alenties des mois vacances, les apercevoir de dessous les volets à l’italienne, dos rond d’ennui, vapeurs d’essence de la station, tuyaux métal sortis du sol, respiration des cuves, le blanc du camion citerne, les lettres rouges et la clé pour fixer les tuyaux du camion, dégueulis pétrole, le chauffeur en uniforme Total : du bleu un liseré rouge ; le temps pris pour les œufs un coup de blanc un café, couper la tournée ; aujourd’hui dans la glace de l’armoire : lumières des marchands sportswear matériel de bureau, un bison plastique planté sur une pelouse : « papy et mamie ils habitent en Amérique », plus même le cèdre énorme, lui seul pour accueillir le soleil au matin, bricolage tôles vertes et blanches, jardinerie, clown plastique du mac do, pas lui qui l’a bouffé mon paysage d’avant, pas cette force, grignoté seulement miette à bout, doucement l’étau huilé qu’on serre d’un doigt, venu de là et résister à ça, venu de là se construire mot à mot, ne plus croire qu’à démolir être un peu plus debout

mots bouche

mots bouche mots souche mots de peu avec eux que la musique intime avec eux que l’autre langue et ses déliés quand au palais cette pâte mots terre mots de peu mots des morts mots d’un monde ancien affleurant à peine déjà si faible pas même de quoi en être las le confondre avec sa propre gangue s’en extraire ne pouvait suffire à être libre taire leurs mots les trahir ne pas mourir la vie était ailleurs sans clinquant fioriture un autre rude très loin puisqu’ici on repose

sun’s gonna shine in my backyard someday

s’y défaire et d’un souffle poser la charge

                                          

cavité intérieure

Le sédiment pédagogique, le pli de l’enseignement et de la recherche universitaire marquent fortement notre approche de l’oeuvre d'art. Avant même que nous l’aimions, on a voulu nous l’expliquer. Ce qui occupe l’enseignant dans une œuvre d’art, pour des raisons professionnelles d’ailleurs valables, ce n’est pas la libre imprégnation qui permet d’en jouir, ce sont les prises extérieures par lesquelles on peut la saisir : il n’y a pas de discours organisé de la communication intime avec un livre, et le professeur, lui, cherche le fil qui dépasse de la pelote et qui va lui permettre ostensiblement de la dévider. Mais le secret d’une œuvre réside bien moins dans l’ingéniosité de son organisation que dans la qualité de sa matière : si j’entre sans préjugé dans un roman de Stendhal ou un poème de Nerval, je suis d’abord et tout entier seulement odeur de rose, comme la statue de Condillac – sans yeux, sans oreilles, sans perceptions localisées – et par là l’œuvre d’art me livre son caractère opératoire distinctif, qui est d’occuper immédiatement et sans différenciation aucune toute ma cavité intérieure, à la manière d’un gaz qui se dilate. Révélant ainsi sa totale élasticité, et l’immanence impartagée de sa présence vraie : non subdivisable, parce que sa vertu réside tout entière dans chaque particule.

Ce qui égare trop souvent la critique explicative, c’est le contraste entre la réalité matérielle de l’œuvre : étendue, articulée, faite de parties emboîtées et complexes, et même si l’on veut, démontable jusque dans son détail, et le caractère rigidement global de l’impression de lecture qu’elle produit. Ne pas tenir compte de cet effet de l’œuvre, pour lequel elle est tout entière bâtie, c’est analyser selon les lois et par les moyens de la mécanique une construction dont le seul but est de produire un effet analogue à celui de l’électricité. Et il y a même à pareille méprise une circonstance aggravante : c’est que le constructeur de l’œuvre d’art, chaque fois qu’il a nourri son travail, chaque fois aussi qu’il a eu besoin de la contrôler, s’est refait lui aussi tout entier « odeur de rose », éliminant de son esprit tout sauf une certaine impression directrice aveugle et quasi olfactive, qui lui permet seule de choisir entre les pistes qui s’offrent à lui. Tout l’ouvrage a été conçu et exécuté sous le contrôle de cette essence pressentie de l’œuvre, qui n’est peut-être pas celle qui se communique au lecteur (c’est la profonde équivoque de la transmission dans l’œuvre d’art) mais dont la nature est identique. Seulement, de ce passage du complexe à l’indivisible, qui est aussi à sa manière un saut de la quantité à la qualité, quand vous « expliquez », quand vous analysez les livres, vous ne dites rien. Vous démontez les rouages qui s’imbriquent mais comment en sort-il du courant ? et pourquoi telle autre machine, non moins fortement, intelligemment agencée, n’en produit-elle pas ? Comme l’insuffisance de telles méthodes éclaterait mieux si, au lieu d’analyser des œuvres déjà triées, vous les abordiez à la source, là où aucun label de garantie encore ne les désigne et ne les distingue : prises au hasard dans la pile des manuscrits qui s’entassent sur la table d’un lecteur, dans une maison d’édition ! Car la nature de vos méthodes vous conduirait alors au vu de tous à analyser tout aussi subtilement, tout aussi brillamment une fausse œuvre qu’une œuvre vraie, c’est-à-dire non pas à démonter une machine qui fonctionne mal de la même façon qu’une machine en état de marche, ce qui n’est que normal, mais – ce qui l’est moins – à vous affairer exactement comme s’il jouissait d’une plénitude d’être, autour de ce qui, littérairement, n’existe pas.

J. Gracq, en lisant en écrivant

qu’on ne meurt jamais seul

il me répète qu’on ne meurt jamais seul que toujours deux par deux qui s’abouchent et s’entraînent même si distants même inconnu les réunit

ce qu’il venait faire là sa toux insistante comme crachat retenu bord des lèvres chaque fois que deux trois phrases

non pas une danse mais un écho sourd de ce qu’omis

il restait dans l’entrée sa masse lourde les yeux vitreux le bout de sa cravate sur l’arrondi du ventre son souffle court

qu’ils se vident de leurs mots s’en emplissent les tourbillonnent et s’emmalaxent

sa chemise cartonnée verte dedans sa carte tricolore la lettre du préfet accrédité

s’agrègent parfois se conglomèrent en masse hybride à n’en plus faire qu’un cri un roulement long boule de billard sur peau tendue tambour crevé le vent qui siffle

son blouson de toile légère son pantalon bleu marine ce coup d’œil à sa montre puis vers la cuisine sueur au front

bien peu décryptent ne s’en doutent même il insiste bien peu