qu’on ne meurt jamais seul
il me répète qu’on ne meurt jamais seul que toujours deux par deux qui s’abouchent et s’entraînent même si distants même inconnu les réunit
ce qu’il venait faire là sa toux insistante comme crachat retenu bord des lèvres chaque fois que deux trois phrases
non pas une danse mais un écho sourd de ce qu’omis
il restait dans l’entrée sa masse lourde les yeux vitreux le bout de sa cravate sur l’arrondi du ventre son souffle court
qu’ils se vident de leurs mots s’en emplissent les tourbillonnent et s’emmalaxent
sa chemise cartonnée verte dedans sa carte tricolore la lettre du préfet accrédité
s’agrègent parfois se conglomèrent en masse hybride à n’en plus faire qu’un cri un roulement long boule de billard sur peau tendue tambour crevé le vent qui siffle
son blouson de toile légère son pantalon bleu marine ce coup d’œil à sa montre puis vers la cuisine sueur au front
bien peu décryptent ne s’en doutent même il insiste bien peu
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